17 mars 2009
Un merveilleux malheur de Boris Cyrulnik
" Quel etrange besoin que celui de faire de sa vie un recit et quel etrange plaisir aussi."Tous les chagrins sont supportables si l'on en fait en recit." Face à l'horreur, on eprouve une double nécessité : la raconter ou la taire.
Raconter son désastre, c'est le faire exister dans l'esprit d'un autre et se donner ainsi l'illusion d'être compris, accepté malgré sa blessure. C'est aussi faire de son epreuve une confidence qui prend valeur de relation. "Vous êtes la seule à qui j'en parle." Il y a une transformation émotionnelle de son épreuve qui, dés qu'elle est partagée, change de forme. L'illusion de la compréhension vient du tiers, surtout s'il est éloigné. Il faut qu'il soit une pure représentation pour qu'on se sente bien compris. Quand on partage le quotidien de l'autre; on sait qu'il se trompe, que lui aussi a trop de chagrins et top d'imperfections pour qu'on se confie a lui. [...]
Le lecteur idéal est lui aussi un tiers parfait. Puisqu'il est loin, il ne divulgera pas nos secrets. Puisqu'on l'idéalise, il nous comprendra a la perfection et, parmi l'armée des lecteurs qui liront ce livre, il y en aura bien dix qui seront me comprendre et m'accepter, avec ma blessure.
Aprés l'angoisse de l'aveu, parlé ou écrit, on éprouve souvent un étonnant apaisement : "Voila. C'est moi. Je suis comme ça, prendre ou a laisser." L'identité de l'autobiographe donne soudain un sentiment de cohérence et d'acceptation. "Je me suis présenté tel que je suis. Ceux qui m'aimeront désormais, m'aimeront pour moi avec ce qui fait mon identité. Je suis celui qui...a fallit mourrir...à tué sa mère en naissant...a été délinquant..." Avant le récit je mefesait aimer pour ma part socialement acceptable et je laissais dans l'ombre une autre parcelle de moi-même. Depuis mon récit, je me suis présenté, je me fais aimer pour ce qui je suis, authentiquement et totalement. [...]"
Ps : je ne me suis pas relu. =)
15 mars 2009
Bienvenue.
Il etait une fois...
Law'.
Et c'est tout. =)
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